Filiations barthésienes dans la théorie sociocritique

ABSTRACT

Roland Barthes is a great sociocritic, because he has the merit to develop the problem of fields in semiotics, literary psychoanalysis and socio-historical interpretation. The social criticism is a continuation of Barthes’s writing, considering the fact that the wrinting represents “the relationship between creation and society” scored in the History. The writing is historic not only because it is a social practice, perceived in relation to the communicative act, but also because when we write, we enroll in a historical tradition and the status of text changes during the historical evolution. Starting from the idea that any text is an intertext, by analogy, the reality is seen as an interconnection between opera and reality, as a dialogue between them. The writing preserves the previous meanings, saved by the history and implemented by the society. So, the text allows the incorporation of different codes, formulas, social languages, etc. Aspects of Barthes’s thinking were resumed and fructified by various theoreticians of social criticism.

Keywords: Lanson, Roland Barthes, Zima, Cros, sociocritic, social criticism.

 

Même si Roland Barthes est reconnu comme théoricien de la littérature, son intérêt porte aussi sur la science, la lexicologie, la sociologie, la sémiologie, etc. En ce qui suit j’esquisserai la corrélation et la reprise de la pensée barthésienne par la perspective sociocritique, qui est une approche qui tente à presenter le social dans le texte, mais sous l’aspect des structures textuelles, syntactique, sémantique, etc.

Quoique soit, l’écrivain dans le processus d’élaboration du texte, porte une empreinte socio-historique qui marque son écriture. Sa créativité lui permet d’inventer un monde illusoire, fictif, mais qui, pourtant, est l’emblème des habitudes, des pratiques culturelles, de l’histoire d’une certaine époque. Le texte porte en soi des valeurs sociales consciemment ou inconsciemment diffusées par l’auteur.

Apparemment contre l’histoire, contre Lanson, Roland Barthes est – selon André Belleau – un grand sociocritique pour avoir repris la question du champ dans la sémiologie, la psychanalyse littéraire et l’approche socio-historique.La sociocritique est une continuation de l’écriture barthésiene, tenant compte du fait que l’écriture constitue „le rapport entre la création et la société, elle est le langage littéraire transformé par sa destination sociale ”[1, p.14], inscrit dans l’Histoire.L’écriture est historique et non justement parce qu’elle est une pratique sociale, qu’on la perçoit en rapport avec la communication, mais surtout cela est douée a la cause du fait que en écrivant on s’inscrit dans une tradition historique. Même l’auteur n’est autant une personne, qu’un sujet configuré socio-historiquement et culturellement.

En continuation, il soutient l’idée que „L’histoire littéraire n’est possible que si elle se fait sociologique, si elle s’intéresse aux activités et aux institutions, non aux individus” [2] simples „participants d’une activité institutionnelle qui les dépassent.” [3]. L’histoire s’intéresse à tous ce qui est lié du texte : contexte, historique, paratexte, l’inédit, la corréspondance. Etant donné que le structuralisme s’oppose au biographisme et aux éléments extérieurs de l’œuvre, les travaux de Barthes visent la réinterprétation de l’histoire, malgré les formulations de la Nouvelle Critique qui plaident pour son annulation, quoique Roland Barthes soutient que „L’histoire ne nous dira jamais ce qui se passe avec un auteur au moment ou il écrit. Il serait plus efficace d’inverser le problème et de nous demander ce qu’un œuvre nous livre de son temps.” [4] La Nouvelle Critique, notamment Barthes,Serge Doubrovsky et Gérard Genette remettent en cause la vision du monde dans un contexte historique bien déterminé par le groupe social dont fait partie l’auteuret ont insisté auprès de l’autonomie du texte qui est supposéà l’etude comme un fait de langage.D’autant plus la sociocritique ne s’assume pas la tache d’éclairer dans le texte ce qui tient du biographisme, des événements, dates de composition, mais elle se concentre sur les structures textuelles qui permettent la liaison entre la société et l’écriture. Les autres membres de la Nouvelle Critique s’ont focalisé sur la génèse des textes, vus par la prisme de leur dimension personnelle et sociale. Et la sociocritique commence à „explorer ce qui était à l’époque négligé par les historiens” [5, p. 127].

Roland Barthes considère que le statut du texte change pendant son évolution historique : „ …le texte est une arme contre le temps, contre l’oubli, et contre les roueries de la parole qui, si facilement, se reprend, s’altère, se renie. La notion de texte est donc liée historiquement a tout un monde d’institutions : droit, Eglise, littérature, enseignement ; le texte est un objet moral en tant qu’il participe au contrat social ; il assujettit, exige qu’on l’observe et le respecte, mais en échange, il marque le langage d’un attribut inestimable (qu’on ne possède pas par essence) : la sécurité.” [6]

A partir de l’idée que « tout texte est un intertexte », par analogie, la réalité est vue comme une interconnexion entre l’œuvre et la réalité, comme un dialogue entre elles. Conformement à ses idees, l’ecrivain n’écrit pas justement pour une société. Quant il redige il ne pense pasà la consommation de la littérature, à cette finalité, mais à la conffrontation entre l’écrivain et la société, à ses instruments. L’écriture porte en soi les utilisations anterieures, elle garde les significations précédentes conservées par l’histoire et mises en applications par la société. Le texte permet l’incorporation de différents codes, formules, langages sociaux, etc. La dimension sociale par le biais de l’intertexte réunit tout le langage antérieur ou contemporain, puisque le texte ne se limite pas à exprimer un sens déjà existent, mais par le travail de l’écriture ils le modifient et le met sous une transformation qui lui découvre de nouvelles significations. Dans ce sens, on peut dire que la conception sociocritique de l’écriture n’est pas éloignée de l’écriture initiée par Roland Barthes. Selon lui, l’écriture devient „le rapport entre la création et la société, elle est langue littéraire transformé par sa destination sociale”[1, p. 14] et qui se présente comme un « acte de solidarité historique », puisqu’elle s’inscrit dans le mouvement de l’Histoire.Roland Barthes perçoit ce concept sous la forme du  « volume de la socialité» [6]par le prisme d’une dissémination,ce qui assure la productivité. Il opère avec l’acception postmoderne de l’intertexte, qui est indéniablement liée à l’hétérogénéité, hybridité, polymorphie, etc.

Mêmes les analystes du discours partent du concept que l’écriture de Barthes est dans le sens la socialité du tout geste littéraire, d’autant plus que la sociocritique est une pratique de lecture marquée par une attitude spécifique vers le texte, qui est attentive aux procédés par lesquels s’articulent l’espace social, en mettant l’accent sur les structures textuelles.

La sociocritique est indéniablement liée au texte, elle « vise d’abord le texte » [7] et la socialité dont elle fait corp commun se projète sur la forme que la littérarité prend dans le contexte socio-historique.A l’avis de Barthes il faut attirer l’attention aux formes, aux structures et la sociocritique, de la même manière, se propose de faire unexamen sur le matériel textuel, de percevoir chaque énoncé comme un acte communicatif qui apporte un renseignement sur le social. A ce propos on met l’accent sur les formes syntactique, sémantique, etc. à l’aide desquelles on acquiert une information sur le social comme : l’implicite, les non-dits, les silences, les présupposées, les non-lectures (certains éléments qui ont été omis lors des lectures précédentes et de comprendre les raisons de ces omissions.

La sociocritique a bien fait appel à la pensée barthesienne. Ainsi Jacques Dubois s’est appuié sur les théories socio-littéraire de Sartre, de Barthes, de Bourdieu et a fait une esquisse de la conception moderne de la littérature comme institution idéologique.

Mais l’écriture de Barthes est vue par Claude Duchet comme un synonyme de la littérarité et pour un premier temps, cette notion est vue comme marque de la socialité de tout geste littéraire, mais qui dans Le plaisir du texte preprend les premieres idées, c’est-à-dire, plus proche de la littérarite. A partir de la pensée de Barthes, la sociocritique est vue plutôt comme une activité qu’une théorie dans le sens où Barthes parle d’une activité structuraliste. Les origines structuralistes ont assuré la cohésion avec l’historicité et la socialité.

La notion d’intertextualité par transfert est appliquée à la sociocritique. Ainsi, Pierre V. Zima conçoit le texte comme un « processus intertextuel » qui est vu en rapport avec le contexte social ou le texte absorbe et modifie les structures discursives et les sociolectes. Selon Pierre V. Zima „le texte est à la fois social et construction et cette construction est autonome (forme par rapport à la structure idéologique qui l’a engendré).” [8, p. 2181]. Et la construction est le résultat du travail de l’écriture qui traite le fait social et le transforme en fait littéraire dans l’écriture.

Ainsi, la notion d’intertextualité est au coeur de la théorie sociocritique du texte d’Edmond Cros qui considère tout production textuelle comme un « processus de transformation d’un matériau langagier idéologique déjà elaboré et au niveau textuel de « l’intertexte » qui inclutnon seulement les textes antérieures, mais aussi la matière historique retransmise et la société representée ou vecue à travers les différentes pratiques sociales.

En posant le problème de la socialité, Roland Barthes voulait arriver à render le caractère spécifique (…) de la littérature: “…ce qu’il y a d’intéressan tdans la littérature, cen’est pas le fait qu’un roman reflète une realité sociale, le caractère spécifique d’une oeuvre littéraire, d’un roman par exemple, c’est de pratiquer ce qu’on pourrait appeler une mimesis des langages, une sorted’imitation générale des langages. Ce qui fait quelorsque la littérature, le roman se donnent comme écriture littéraire.C’est finalement l’écriture littéraire antérieure q u’ils copient.” [9,p.12-13].Ces affirmations de Barthes soutientl’idéequetous les languages viennent à la rencontre du texte: l’histoire, la psychologie, la sociologiepuisqu’on ne peut pas isoler le texte enle considerantjustecommeune substance linguistiqueouun ensemble sémantique.

Par conséquant, la sociocritique vient comme une continuation de l’écriture barthésienne vue comme une extension des concepts de l’intertexte et de l’histoire qui s’adapte et qui trouvent une reformulation et qui apportent l’instrumentaire nécéssaire pour accéder à l’intérpretation des textes littéraires.

 

        Références critiques:

  1. Roland Barthes, Le degré zéro de l’écriture, Paris, Seuil, 1972.
  2. Des possibles rapports entre la poétique et l’histoirelittéraire, http://www.fabula.org/atelier.php?Des_possibles_rapports_entre_la_po%26eacute%3Btique_et_l%27histoire_litt%26eacute%3Braire.
  3. https://books.google.fr/books?id=YSLoI0yzMXEC&pg=PA9&lpg=PA9&dq=participants+d%E2%80%99une+activit%C3%A9+institutionnelle+qui+les+d%C3%A9passent&source=bl&ots=ZNOXG2oKcn&sig=tXWT9-DiztfbUo8sJeWIVbMs1Io&hl=ru&sa=X&ved=0CB0Q6AEwAGoVChMI1NXssKPByAIVyLoUCh2QtgFX#v=onepage&q=participants%20d%E2%80%99une%20activit%C3%A9%20institutionnelle%20qui%20les%20d%C3%A9passent&f=false.
  4. Roland Barthes, Sur Racine, Paris, Le Seuil, 1963
  5. Ruth Amossy, Entretien avec Claude Duchet, Littérature, nr 140, 2005.
  6. Roland Barthes, La théorie du texte, in Enciclopaedia Universalis, ed. 1998.
  7. Claude Duchet, Pour une sociocritique ou variations sur un incipit, Littérature, nr 1, février, 1971.
  8. Pierre V. Zima, Sociocritique et sociologie de la littérature, Un dictionnaire des littératures de la langue française, Paris, Bordas, 1984.
  9. Maurice Nadeau et Roland Barthes, Sur la littérature, Paris, Pug, 1980˝.

Introdu Comentariu

Adresa ta de email nu va fi publicată. Câmpurile necesare sunt marcate *

Poți folosi aceste etichete și atribute HTML: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>